Nationalisme

Nationalisme [nasjɔnalism] n. m.
ÉTYM. 1798 ; de national.

1. Mouvement politique d’individus qui prennent conscience de former une communauté nationale en raison des liens (langue, culture) qui les unissent et qui peuvent vouloir se doter d’un État souverain.
Le nationalisme a incité les peuples à former des États souverains ou à revendiquer leur indépendance.

2. Il existe un autre type de nationalisme, qui tend à se développer dans des États dont l’unité politique est depuis longtemps réalisée. Ce nationalisme se réclame des valeurs de la tradition (la famille, la terre, les ancêtres) et de la morale patriotique. Le sentiment national se mobilise alors pour conserver ce qui fait la grandeur de la nation et pour s’opposer à des changements importants. Ce nationalisme, hostile à tout ce qui pourrait porter atteinte à ce qui lui semble être l’essence de la nation, peut devenir xénophobe ou raciste.

Encyclopédie Larousse 2017

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Il faut donc distinguer :
1. Le nationalisme de ceux qui n’ont pas de pays ;
2. Le nationalisme de ceux qui en ont un.
Le premier de ces nationalismes, soit l’aspiration d’un groupe de personnes à vouloir se doter d’un état, est légitime au regard du droit international, puisqu’il fait appel à une idée présente à l’article 2 de la charte des nations unies : celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le deuxième de ces nationalismes, celui de personnes déjà constituées en nation politique, est un ingrédient indispensable bien qu’insuffisant seul, du fascisme.
Quelques exemples du premier nationalisme évoqué :
Le nationalisme basque : 828 morts ;
Le nationalisme corse : un peu moins de morts que le basque ;
Les nationalismes catalan et occitan : 0 mort.
Un exemple du deuxième nationalisme évoqué :
Le nationalisme français : des millions de morts sur les cinq continents (voir « Guerres napolénoniennes » et « Un pays de paix », entre autres).
Entre le nationalisme catalan, par exemple, et, par exemple, celui du Front national, la différence est aussi profonde que la fosse des Mariannes. Mettre ces deux nationalismes dans le même sac, comme le fait souvent la presse française, pour faire passer les Catalans pour des fafs, c’est juste à gerber.

Juan / Alliberador