Citations – Média

« Les têtes qui dépassent, on les renvoie dans leurs régions. Si un journaliste perpignanais avec un accent à couper au couteau arrivait à la télévision, bah, non, je ne vais pas le prendre. Et je défendrai l’idée de ne pas le prendre parce qu’on ne comprend pas ce qu’il raconte. »

Pascal Doucet-Bon, ‎Directeur adjoint des rédactions de France Télévisions
Arte Radio, 6 avril 2017

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« Il arrive que Paris refuse un reportage lorsqu’il est parlé avec trop d’accent. »

Yves Garric, journaliste à France 3 Midi-Pyrénées
Article dans La Dépêche, 11 octobre 2004.

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« Que cela soit au niveau des Drac, des scènes nationales de théâtre ou des France 3 région, le problème est que les directeurs sont tou­jours nommés par Paris. »

Gérard-François Dumont, Géographe, Professeur à l’Université Paris-Sorbonne,
Le centralisme audiovisuel en France
Films en Bretagne, 2009.

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« Sur une production, un stagiaire m’a sorti: “C’est marrant ton accent, ça fait mi-branleuse, mi-séductrice”. J’ai complexé et l’idée d’aller voir un orthophoniste m’est venue. »

« Annabelle », originaire de la région toulousaine, citée dans
On n’insiste pas assez sur la discrimination par l’accent,
Article de Florian Bardou, journaliste, sur slate.fr, 2015.

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« Pour les besoins du court-métrage In Memoriam tourné sur Marseille fin janvier nous recherchons un homme entre 40 et 60 ans pour jouer le gardien d’un stade. […] Accent Marseillais sans être vulgaire recherché. »

Daily Ciné-Fashion,
Casting, 2015.

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« Pour le même rôle, il arrive qu’un comédien parisien soit payé trente à quarante pour cent de plus qu’un autre. »

Sandrine Bodénès, comédienne
Le centralisme audiovisuel en France
Films en Bretagne, 2009.

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« Il y a pourtant beaucoup de témoignages de gens qui se disent victimes de discrimination à l’accent, dont beaucoup de journalistes. »

Médéric Gasquet-Cyrus, Sociolinguiste à l’Université d’Aix-Marseille,
La discrimination à l’accent en France : idéologies, discours et pratiques,
Article sur academia.edu, 2012.

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« Recherchons sur Marseille ou environs :
– Un ado de 16 ans minimum, mais paraissant plus jeune, pour jouer le rôle d’un garçon de 14 ans et demi. De type européen, ET SANS ACCENT DU SUD. C’est un rôle important, qui aura un certain nombre de jours de tournage.
– Pour l’un des rôles principaux : un jeune homme d’environ 20 ans, type européen, SANS ACCENT DU SUD.
– Un jeune homme 23-25 ans, plutôt mignon si possible, mais surtout avec un accent anglo-saxon.»

Site d’Olivier Schmitt
Casting, 2012.

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« Richard (Gasquet) est un ami de ma fille ! C’est un garçon adorable ! Il n’a pas que le tennis dans la vie ! La preuve : il prend des cours à Science Po ! Par là même, il prend des cours de communication pour perdre son accent biterrois ! »

Nelson Monfort, journaliste sportif,
BFMTV,
23 août 2009.

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« À cette époque, elle (Alexandra Lamy) parle avec un très fort accent méridional. Mais cela ne la dessert pas car il disparaît dès qu’elle joue. »

VSD
Mars 2006

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« On devrait toujours écouter Jean-Michel Apathie (sic). L’autre soir, notre éditorialiste-cassoulet national a en effet émis sur le plateau de Michel Denisot une pensée qui devrait être méditée dans toutes les écoles de journalisme de France. »

Élisabeth Lévy, journaliste,
Causeur.fr
21 octobre 2009.

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« Aujourd’hui, ce sont les journalistes, à la radio et à la télévision, qui définissent la norme de prononciation d’un français dit  «standard». En France, où l’État et les médias audiovisuels sont très centralisés, il n’est pas étonnant que ces « professionnels de la parole publique » incarnent et véhiculent la norme. Il n’en va pas ainsi chez nos voisins italiens et allemands, où il est courant d’entendre différents accents régionaux à la télévision. »

Philippe Boula de Mareüil, chercheur en Linguistique au CNRS,
Les accents participent à la richesse de notre langue,
Interview par Jean-Baptiste de Montvalon sur le monde.fr, 2014.

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« 80 % de la production audiovisuelle, plus de 90 % de la production cinématographique, tous les centres de décision, l’ensemble des directions des télés nationales et des institutions de tutelles, (CNC, INA…) restent solidement implantés sur quelques hectares de macadam parisien. »

Philippe Baron, auteur, réalisateur,
Le centralisme audiovisuel en France
Films en Bretagne, 2009.